Les pâtes

D’une main, je pose ma main sous son sein droit. Surprise, elle lève vers moi un regard interrogateur. Ses yeux bleus sous ses boucles brunes, elle semble attendre. Moi même, je ne sais trop que penser. J’ai envie d’elle, maintenant. Alors, oui, nous sommes dans la cuisine, je rentre à peine du boulot, j’y retourne dans une heure. Les pâtes bouillonnent. Elle calcule, je crois. Comme moi. En ai-je envie ? Maintenant ? Mais il fait un peu froid. Et les pâtes cuisent. Je glisse ma main sous son pull et la pose sur sa taille. Elle me regarde toujours. Je la surplombe de bien 15 centimètres. Je penche mon visage vers le sien. Elle me tend sa bouche. Nos lèvres se rencontrent. Quelque chose passe… le désir ?
De mes mains, je lui imprime un mouvement de rotation doux mais ferme, la fais reculer. Ses fesses se posent contre la table. Nos lèvres ne se sont pas quittées. Mes mains ont dévalé son corps, débouclent sa ceinture, mes doigts se glissent sous l’élastique de sa culotte. Je m’agenouille, lui ôte ses chaussures fais tomber sa culotte et son pantalon. Je la bascule sur la table, elle se laisse faire, se couche sur le plateau de bois, je lève et écarte ses cuisses. Son sexe. Je plonge. Ma bouche contre sa vulve, ma langue qui s’insinue, elle bascule son bassin, je l’explore, l’embrasse, la lèche, joue avec son clitoris, ses lèvres et son capuchon, elle est trempée, salive et cyprine mêlées, mes mains sont sur ses hanches, elle bascule encore son bassin, ma langue court le long de son périnée, chatouille son anus, elle palpite, elle gémit, elle brûle, désire, délire, et je m’oublie, je suis parti, déjà, je suis juste une frénésie de coups de langue, de doigts, ma respiration se perd, mon souffle, je me relève. Je fais tomber mon pantalon et mon caleçon, mon sexe se dresse, impatient, intenable, elle expire, je la pénètre, mais elle me repousse alors que je me fonds dans ses chairs. Folie ! Pourquoi ?
Elle me repousse et je m’avance à nouveau, mais elle saisit mon sexe et le pose sur son anus.
Ce qui reste de mon cerveau finit de fondre. Elle saisit mon sexe et le pose sur son anus. Je m’avance, tout doucement. Elle s’ouvre, je sens le premier sphincter qui enserre mon gland, puis la chaleur, elle m’aspire, et me voilà, m’enfonçant doucement jusqu’à ce que mes couilles rencontrent le bois de la table. Je la reprends par les hanches et l’amène contre moi, finissant de la pénétrer tandis qu’elle gémit de plaisir. Son bassin, contre le mien. Nos corps qui oscillent, puis le mouvement, mes aller-retours prennent de l’ampleur, de plus en plus loin, de plus en plus vite, jusqu’à ce qu’elle m’impose son rythme et la distance, pour que mon gland ne cesse d’entrer et sortir de ses sphincters, jusqu’à ce que je craque et m’enfonce à nouveau, précipitant un nouveau râle luxurieux. Elle continue à maîtriser le jeu, ne me concédant parfois qu’une pénétration profonde, je vois son sexe qui coule, sa mouille qui dévale sur ses fesses et mon sexe, mes cuisses, mes jambes. Le bois de la table est trempé, elle se contracte un peu plus à chaque va et vient, moi, je me suis perdu, complètement oublié, je lui ai tout abandonné, je ne sais plus ce qui se passe jusqu’à la sentir exploser, la sentir serrer sans répit ma verge étranglée, me libérant en m’emprisonnant, j’explose, je me répands, elle m’avale et m’aspire, je m’effondre, elle aussi.
Les pâtes sont trop cuites.

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