Baise-moi !

Baise-moi !
Dans cette chambre surchauffée, sur ce lit déjà détrempé : baise-moi.
Fais moi tomber, oui, sur le dos, repousse-moi. Saisis mon sexe à pleine main, serre-le, branle-moi, oui, oui, empale-toi ! Sans une hésitation, tu m’enfonces, je râle de délice, je fonds de sueur et de plaisir, mais déjà, tu te relèves, si vite, tu lâche mon sexe et tu ris. Un rire de plaisir et de joie, un rire un brin pervers, je souris, tu me veux ta chose, je serai ta chose. Tu me retournes, et je m’agenouille. Je te tourne le dos, je décide de fermer les yeux. Ta main hésite sur ma fesse, remonte vers mon dos, interrogative. Je halète déjà d’anticipation. Me veux-tu ta chienne, ou ton étalon ?
Tu poses tes lèvres sur ma fesse. Je sens tes dents, délicatement. Dénudées par le sourire qui naît de ton imagination libérée. Tu te redresses vivement, tu me pousses, je tombe en avant, les épaules sur le lit, le cul en l’air, ouvert, offert. Tu regardes, tu saisis à nouveau mon sexe, joue avec mes couilles. Baise-moi !
Tes doigts remontent mon périnée, s’attardent autour de mon anus, explorent – peu de temps. Tu n’hésites guère et tu forces cette porte déjà ouverte, je transpire de plaisir, je devine un doigt, peut-être deux. Je te sens te redresser, je perçois ton excitation, toi aussi, tu perds la raison. Tu voulais contrôler, mais dans ce jeu c’est l’échange qui domine, je suis offert, oui, mais tu ne peux pas résister. Je te sens à genoux, ton sexe près du mien. J’essaie de deviner ce que tu fais, as-tu saisis un jouet ? Soudain, je me fige : je te sens à l’orée de mon sphincter, tu entres, doucement, fermement, longuement et lentement. Tu t’enfonces jusqu’à ce que ton bassin touche le mien. Paralysé, mon cerveau s’effondre, j’ai abandonné l’analyse et l’anticipation, je te sens reculer, et puis, à nouveau, avancer. Doucement. Mais toujours aussi inexorablement. Tu râles, tu expires, je soupire, baise-moi ! Tu vas, de plus en plus vite, de plus en plus fort, je sens ma rupture qui vient, il y a trop de tout, trop de toi, trop de nous, je craque et je m’effondre, dans ma tête d’abord, dans mon corps ensuite, je suis totalement cambré, totalement offert, totalement ouvert, mais je cède et j’abandonne, ce n’est pas un orgasme mais une déroute complète de tout contrôle, je ne suis plus, je ne suis plus là, je ne suis plus moi, je suis à toi, je suis à nous et à ce moment là. Je ne peux que deviner ton exultation tandis que tu te retires…
J’agonise dans ma sueur, le cul toujours en l’air. Tu poses ta main doucement sur ma fesse droite, tu me repousses sur le côté, tu me fais basculer. Je cède sans difficulté. Nous haletons. J’ai été ta chienne, mais je sens bien que tu me veux ton étalon. Je halète et peine à reprendre mon souffle, mais voici déjà ton sexe sur ma bouche, ton sexe trempé, vibrant de plaisir, exigeant, conquérant, tu prends ma bouche et je t’offre mes lèvres, ma langue qui tourne et lèche, avide, gourmande, nous étions trempé de sueur, nous le serons de salive, je me détourne d’ailleurs pour boire, longuement, l’eau coule sur mon cou, sur mon torse, sur le lit, je m’en fous, je me jette sur toi et sur ton sexe, cette fois c’est toi qui t’offre et m’exige, j’explore et honore chaque repli de ton aine, de ton cul, tu t’ouvres toi aussi, tu t’ouvres et cette fois, c’est toi qui soupire… baise-moi !

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